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ترجمة الى الفرنسية - فصل من رواية حي البنفسج-للشاعرة فواغي القاسمي / بقلم: المجيد يوسف

16/03/2015 16:06
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خاص بأوتار

Chapitre du roman : Cité des violettes

Traduit de l’arabe  par Abdelmajid Youcef

 

Des papillons useront l’étendue de ma vie.

Des tempêtes de sable hautes comme les nuages

La couvriront de poussière d’illusions trompeuses,

D’ombre qui me poursuivra

Et dont les pas me devanceront vers la perdition amère,

Pour me soustraire la fierté de mes ailes.

Une aube taciturne frappera à ma porte,

Atterrie des sentiers du temps, devant les fenêtres du souvenir

De suite, elle sera prise dans les griffes de mes interrogations

Ses doigts agrippés aux barres pressant sa couleur pétrie d’insomnie

Sur une branche balancelle  d’une rose en ivresse

A qui la nuit a versé de ses coupes de fredaines

Débordants sur les balcons les coins du rêve,

S’envolant dans mes soupirs, coulant dans mes veines

Oh ! Toi, cité des violettes, là où la couleur est faite de peine

De contes dont le narrateur

Ne cesse de tisser  mon image comme un tendre rameau que le zéphyr,

De doux chants, caresse.

Les mélodies sont déversées par le parfum suave

Dans l’espace de mes domaines.

Prête-moi la couleur du lilas

Agrémentant ton soir passionné de poèmes

Un enchantement sans bornes

Un pinceau floral qui me peint

D’une couleur joyeuse et veloutée

Qui me prendrait loin des pièges épineux des obsessions

Affusion de larmes de mon encrier.

Je fais partie de ce bouquet

De cette couleur de tendre printemps

Où les effluves de rayonnement  s’exhalent

Imbibent  de saveur de musc les statures des arides saisons

Gravent la sourate de discrétion  sur les tuiles de mes fantasmes

Je converse avec les bougies d’amour

À partir du chandelier dont les murmures de lumière  rose

Se répandent dans mes fractions,

Glissant  des veilles opiniâtres, de mes insomnies, de ma cheminée…

Rends-moi, de ta passion, le souffle du vent, le cyclone, les averses,

L’été malicieux fondant sur nos lèvres assoiffées pour nous verser une liqueur

De succulentes mûres et de pêches,

Tissant le hoquet du souvenir

Qui plaint l’aube patientant en errance

Dans les déserts du temps.

Un été qui m’aménage autant un jasmin

Me purifie de mes peines,

Me débarrasse de l’amertume de la perplexité.